une vie au service des jeunes

Jean Bosco est né le 16 août 1815, sur la colline des Becchi, petit hameau du Piemont à quelques kilomètres de Turin en Italie. Issu d’une famille pauvre, orphelin à l’âge de 2 ans, il fut élevé par sa mère Marguerite, ainsi que son frère aîné Joseph et son demi-frère Antoine.

A l’âge de 9 ans, Jean fit un songe qui l’impressionna fort, et marqua la suite de son existence : sa vocation d’éducateur, de prêtre au service des jeunes, les guidant par la patience et la bonté

Pour continuer à étudier, il quitte sa famille. Très entreprenant, il rassemble ses camarades, organise leurs jeux et veille à leur formation chrétienne. Il entre au séminaire en 1834, à Chieri. Pour payer ses études, il exerce divers métiers.

Il est ordonné prêtre à 26 ans. Arrivé à Turin, il est immédiatement frappé par le spectacle des enfants et des jeunes livrés à eux-mêmes dans la rue, sans travail et sans guide. Il prend alors la décision de consacre sa vie aux jeunes pour les sauver. Le 8 décembre 1841, dans l’église St François d’Assise, il rencontre Barthélemy Garelli, le premier d’une multitude de jeunes. C’est ainsi que commence l’Oratoire, itinérant au début, puis, dès 1846, définitivement installé au quartier du Valdocco, dans une petite métairie qui deviendra la maison mère de toutes les œuvres salésiennes. Les garçons affluent alors par centaines : ils étudient et apprennent un métier dans les ateliers que Don Bosco a construits pour eux. 

En 1859, Don Bosco invite ses premiers collaborateurs des aînés parmi ses jeunes à se joindre à lui dans la Congrégation Salésienne : rapidement, les « oratoires », les internats, les écoles professionnelles, les collèges, les paroisses se multiplient… En 1875, son action déborde l’Italie. Une première expédition missionnaire s’embarque pour l’Argentine en Patagonie, et les Salésiens ouvrent leur première œuvre en France, à Nice.

En 1872, Don Bosco fonde, avec l’aide de Marie Dominique Mazzarello, l’institut des Filles de Marie Auxiliatrice, les Sœurs salésiennes, qui travaillent pour les jeunes filles dans des œuvres variées, avec le même esprit et la même pédagogie. Don Bosco sait entourer de nombreux laïcs pour partager avec son projet éducatif : l’Association des Coopérateurs se met au service de l’Eglise et des jeunes.

Il meurt à Turin le 31 janvier 1888. Il est proclamé saint par le pape Pie XI en 1934. En 1988, Jean-Paul II le déclare « Père et le Maître de la jeunesse ».

Donne-moi des âmes, et prends tout le reste.

don Bosco

Le charisme de Don Bosco

Le ciel lui a fait le don de l’amitié : amitié avec Dieu qui l’envoyait vers les jeunes, amitié avec les jeunes qu’il conduisait à Dieu, unies comme les deux faces d’une pièce de monnaie. Son charisme s’exprime dans la devise reprise de Saint François de Sales : « Da mihi animas, cœtera tolle », « Donne-moi des âmes, et prends tout le reste ».

Dans ce choix, sa préférence et son premier objectif furent d’éduquer les jeunes garçons de la rue, pauvres et abandonnés, pour leur faire goûter la joie de devenir des saints, sans oublier de répondre à leurs besoins en promouvant la dignité humaine. Don Bosco résumait son double projet en disant : « faire de bons chrétiens et d’honnêtes citoyens ».

Son action fut vaste parce Dieu et les jeunes le valaient bien : rassembler les bonnes volontés, développer la communication sociale, conscientiser les riches et ceux qui ont le pouvoir pour qu’ils décident en faveur des jeunes qui sont l’avenir de l’Eglise et de la société. Les salésiens maintiennent les deux faces de ce charisme : « Évangéliser en éduquant, éduquer en évangélisant ».

Le don de l’amitié s’incarne dans l’ « amorevolezza » – la « bonté prévenante » -, l’a priori de la confiance, l’esprit de famille, la maison, l’accueil, le jeu et la joie. Don Bosco croyait en Dieu et dans les jeunes. Il a tout fait avec Dieu et pour Dieu, avec les jeunes et pour eux.

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