Mbuji-Mayi

L’Œuvre de Muetu Don Bosco Mbuji-Mayi

 La population de Mbuji-Mayi est passée de 30000 à environ 1 900 000 habitants entre 1960 et 2005; Le taux de croissance démographique de cette province, estimé à 3,5% par an, serait plus élevé que celui du pays (3,3%). Ceci est expliqué surtout par le retour des réfugiés du Katanga à partir de 1993. Il y a en moyenne 10 enfants par famille.

La principale activité économique de Mbuji Mayi était l’activité minière du diamant industriel. Cependant la principale mine de Mbuji Mayi, qui était aussi le principal employeur, est aujourd’hui en faillite. L’économie locale est donc marquée par la prépondérance du secteur primaire et l’essor du secteur informel : la plupart des familles tentent de survivre par le petit commerce ou le creusage du diamant.  En plus, c’est une société marquée par la polygamie, donc le nombre d’enfants peut atteindre des records. En raison de la structure démographique (population très jeune) beaucoup d’enfants sont sur la rue. Il y a très peu de bonnes infrastructures scolaires et les filles sont souvent soumises au mariage précoce. On peut noter également la présence des églises de réveil qui promettent des solutions faciles à tous les problèmes et embrouillent les esprits.

 C’est dans cette circonstance que les salésiens de Don Bosco sont arrivés à Mbuji-Mayi en 1995. A cette époque de nombreux habitants originaires de la province du Kasaï étaient de retour à MbujiMayi, chassés de la province du Katanga. Beaucoup d’enfants se sont retrouvés sur la rue, sans pouvoir étudier par manque de moyens, et se sont dirigés vers les mines de diamants en faillite. Dans le souci de leur offrir un avenir meilleur et d’améliorer leurs conditions de vie et celles de leurs proches, nous avons lancé un centre professionnel avec les sections suivantes : maçonnerie, coupe et couture, menuiserie et mécanique. Nous avons également mis sur pied un centre  de rattrapage scolaire (alphabétisation), une école primaire, des terrains de sport et un collège avec 3 filières dont la pédagogie, commerciale de gestion et la scientifique.

Afin de pouvoir toucher un maximum de jeunes nous avons mis en place deux structures pour les plus démunis :    

 –  un petit internat qui accueille les enfants de la rue et ne sont pas acceptés par leurs familles (afin de leur permettre d’étudier dans de bonnes conditions)

–  un centre de rattrapage scolaire qui permet aux enfants (même ceux qui ont un âge avancé) d’avoir les bases de calcul, de lecture et d’écriture afin de rejoindre au bout d’un an l’une des filières de formation professionnelle. Beaucoup en effet n’ont pas été scolarisé, ou l’ont été mais avec de nombreuses interruptions et ont besoin de cette mise à niveau.        – Une école secondaire appeler institut Don Bosco. 

– Vu le besoin urgent dans cette contrée, nous avons initié un petit internant pour les enfants de 2 à 5 ans (orphelins et/ou enfants abandonnés). 

– Nous avons également une grande paroisse qui accueille plus de 2300 fidèles. A présent, nous comptons un effectif de 761élèves à l’école primaire, 226 au centre de rattrapage scolaire, 316 au centre technique professionnel, 415 à l’institut don bosco, 189 au centre d’accueil don bosco  (maison d’hébergement)

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